Le Mardi 12 décembre 2017, s’est tenue à la Bibliothèque Nationale de Tunisie, une journée d’étude intitulée: Le fonds numérique et documentaire de la révolution tunisienne: un champ inédit ouvert à la recherche scientifique et à l’art.

 

 

Cette journée d’étude s’inscrit dans le cadre du projet d’archivage du patrimoine numérique et documentaire de la révolution, lancé en février 2016 et dont le but est de collecter les sources numériques de la révolution tunisienne et de les archiver afin de valoriser ce fonds important de la révolution tunisienne caractérisée par sa modernité, spontanéité, et indépendance de toute idéologie. Les initiateurs de ce projet, visent à préserver ce patrimoine à la fois important et fragile et à créer une matière scientifique qui aiderait les chercheurs à comprendre et analyser la révolution tunisienne qui est le fruit du mariage des nouvelles technologies et la rue.

Ce travail qui se poursuit toujours est une collaboration entre le réseau associatif « Doustourna » et plusieurs institutions nationales : Les archives nationales, la bibliothèque nationale, l’institut supérieur de documentation, l’institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine.

La journée a commencé par la présentation de la matière collectée et les objectifs qui ont été déjà achevés de ce travail ainsi que la présentation de la méthodologie suivie dans cet exercice.

Pendant la deuxième séance, les intervenants ont présenté l’exposition : Before the 14th, moment tunisien et qui mettra en valeur les sources numériques des 29 jours de la révolution tunisienne et qui sera inaugurée le 17 décembre 2018 au musée du Bardo en Tunisie et au Mucem de Marseille.

Pendant la troisième séance, les intervenants ont discuté de l’importance de cet héritage numérique à la recherche historique. Et la journée a été conclue avec une table ronde autour des archives de la révolution d’un pays à un autre.

Après chaque séance, la parole a été ouverte à l’audience qui a été variée et a inclus : des membres des familles de martyrs, des chercheurs, des étudiants, des défenseurs des droits humains de renommée comme Souhir Belhssan et Khadija Cherif, des juristes comme Yadh Ben Achour.

Comme la collecte des archives numériques de la révolution tunisienne est toujours d’actualité, un appel aux détenteurs de ces archives a été lancé de nouveau pour qu’ils présentent leur matière numérique au projet.